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Vengeance waits, fury reigns with all at stake, we'll take it all ⚔ Vassilissa

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Jeu 13 Aoû - 1:11
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SHE DOESN’T HAVE TO PROVE SHE’S DANGEROUS. AS A DRAGON, SHE’S A DEADLY THREAT.
SHE DOESN’T HAVE TO PROVE SHE’S DANGEROUS. AS A DRAGON, SHE’S A DEADLY THREAT.
ARRIVÉE DANS LE SUD : 27/07/2015
PARCHEMINS : 4
POUSSIÈRE DE FEE : 30
RESIDENCE : Château de Dragoreth
FONCTION : Princesse, Duchesse douairière et Superviseur de la Ménagerie Royale
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ALWAYS WEAR YOUR INVISIBLE CROWN

Where worlds collide and blood divides
When darkness falls, Fate calls
By Vassilissa & Satyne

Lorsque l'on est un Thornsfield, lorsque l'on a la chance de voir le jour au sein de cette dynastie, il est impensable de passer à travers les mailles du filet concernant certains traits de caractère. Tout cela tient sans doute de la génétique, plus que de l'éducation. Tout comme la noirceur de leur chevelure, les Thornsfield pouvaient se targuer de toujours voir le gène de la force de caractère émergé, génération après génération. Dès lors, il ne fallait surtout pas s'étonner de les voir tous dotés d'un caractère emporté, sanguin, ou, en tout cas, de les savoir capables de créer de réels coups de tonnerre lorsque cela les prenait. A plus ou moins grande échelle, et avec des variations, pour rendre le tout suffisamment vivables entre eux, ce qui évitait un massacre en règle au sein d'une même famille à force de ne plus pouvoir se supporter et de trop souvent s'entrechoquer les uns les autres. Ce n'était pas qu'ils étaient incapables de se maîtriser, de réfléchir, de prendre suffisamment de recul pour ne pas foncer tête la première et réagir à force de coups de sang et de coups de tête. C'était plutôt que l'immobilisme et les choses figés dans le temps ne leur convenaient pas. Tout comme il leur était sans doute impossible de tolérer de trop souvent prendre des pincettes et de trop ménager tout le monde. La dureté et les épreuves de la vie ne les avaient pas épargnés. Ils n'étaient plus des enfants depuis longtemps, de plus. Ils n'étaient pas fait de sucre, pas plus qu'ils n'étaient fait de porcelaine. Ils ne vivaient pas dans une tour d'airain, protégés des attaques du monde extérieur, et pensant tout le monde éternellement bienveillants et bien pensant à leur égard. Alors pourquoi se voiler la face, et se fourvoyer en illusions ? Un peu d'action et de réaction sanglantes et violentes ne faisait jamais de mal.

Satyne était sanguine. C'était ainsi. Vous lui marchiez sur les pieds ? Vous ne pouviez que vous attendre à le payer, même si la vengeance était disproportionnée. Et le tout atteignait des paroxysmes de déraison dès lors que vous vous en étiez pris à l'un des membres de sa famille, qu'il s'agisse de ses frères, de sa sœur, de ses cousins, de ses cousines, et même peut-être pire, de sa fille. Satyne avait tout d'une Thornsfield, ce qu'elle était, de par son père. Elle portait ce nom, haut, et fièrement. Elle était le parfait prototype d'une Thornsfield, toute princesse qu'elle était. Ses yeux avaient beau être d'émeraude, comme ceux de son ancêtre maternelle, Raiponce, tout en elle criait son appartenance à la dynastie régnante du royaume de Bramblesland. Elle avait refusé de quitter son nom de jeune fille, à chacun de ses mariages, par orgueil, fierté, aussi. Et peut-être par narcissisme, mais quelques défauts ne font jamais de mal, n'est-ce pas, quand la perfection se révèle faire de vous un être d'un ennui mortel. Il était évident, alors, que sa relation avec les autres membres de sa dynastie n'était jamais apaisée. Elle était incapable de se comporter comme toutes ces princesses des autres royaumes, sages, posées, obéissantes, dociles, et tout ce qui va avec en terme de mièvrerie et d'impassibilité. Elle détestait qu'on lui donne des ordres, et par bien des fois, elle ne voyait d'abord en ses cousins que ses cousins, justement, oubliant sans doute un peu trop souvent qu'ils devraient pourtant avant tout être, pour elle, ses monarques. Dès lors, évidemment, les accrochages arrivaient, et survenaient. Et dans l'ensemble, elle n'agissait en effet pas avec eux comme on pourrait s'y attendre. La relation si particulière qu'elle entretenait avec Soazic était un exemple. Sa fusion avec Vassilissa en était un autre. Nées la même année, à quelques mois d'écart, la reine actuelle étant l'ainée de la princesse, elles avaient été élevées avec une grande proximité, particulièrement durant les premières années de leur vie, quand elles pouvaient encore aisément être confondues l'une avec l'autre, physiquement, et quand les doutes sur les futurs héritiers du trône rodaient encore au dessus de la tête des enfants qu'ils étaient encore, tous autant qu'ils étaient. On les avait souvent plus ou moins considérées comme des jumelles nées de parents différents, et quelques uns avaient même été jusqu'à tout confondre et réellement croire qu'elles étaient jumelles. Ceux-là venaient d'autres royaumes, et Satyne les avait toujours jugés d'une stupidité sans nom pour en ignorer tant au sujet des Thornsfield, et pour ne jamais chercher la vérité par eux-même, plutôt que de se laisser aller à accepter des propos déformés en tant que véridiques.

Satyne ne saurait expliquée pourquoi exactement elle se sentait si proche de sa cousine, sans doute parce que, pour elle, leur relation était naturelle. Elles ne se forçaient pas, ne s'étaient pas non plus un seul jour senties obligées d'être si proches, si complices. Leur connivence tombait sous le sens, et cela avait été comme un fleuve : elles n'avaient eu qu'à en suivre le cours pour pleinement vivre et partager tant de choses ensembles. Des secrets, évidemment, des épreuves difficiles, aussi, et elles en avaient connus plus d'une, malheureusement. Il y avait aussi entre elles cette compréhension silencieuse et mutique, quelque chose de tellement agréable, parce que certaines douleurs sont bien trop létales pour pouvoir aisément en parler à haute voix sans les revivre une fois de plus. Se comprendre via de simples regards ou de simples gestes était donc une chance exceptionnelle de pouvoir directement tout faire pour se soutenir et s'épauler pour aller de l'avant, plutôt que de trébucher sur les mots les plus adéquats qui préserveraient pourtant de douleurs trop flagrantes et tétanisantes. Bien des rumeurs couraient sur elles, mais il fallait croire qu'elles n'en avaient cure, et qu'elles savaient très bien ce qui était vrai et ce qui était faux. Tout comme il fallait bien croire que tout ce qui était vrai et si scandaleux aux yeux des autres ne les dérangeait pas plus que ça. Même si Satyne savait très bien qu'elle pouvait reprocher ce qu'elle trouvait déplacée à sa cousine, elle s'abstenait, car jusqu'à maintenant, tout ceci ne la dérangeait pas. Oui, Vassilissa et Aeddan n'entretenaient sûrement pas une relation conventionnelle, et alors ? Toutes les têtes couronnées et les grands nobles de chaque royaume ne détenaient-ils pas dans leurs veines une part de consanguinité bien plus conséquente que le bas-peuple ? Après tout, l'endogamie n'obligeait-elle pas à toujours plus ou moins se marier entre soi ?

Bien des responsabilités et des attentes pesaient sur leurs épaules, même si elles ne partageaient pas exactement la même charge et les mêmes responsabilités. Après tout, là où Satyne était princesse et duchesse douairière, et tout un tas d'autres choses, Vassilissa était, avant toute chose, et en premier lieu, reine. Rien que ça. Cela l'obligeait à devoir parfois effectuer certains voyages dont elle se serait bien passée, ou à devoir plancher sur certains sujets qu'elle aurait sans doute voulu voir repousser à plus tard, ou déléguer à autrui, bien que Satyne connaisse suffisamment bien sa cousine pour savoir qu'elle était difficilement capable de déléguer quand elle se savait parfaitement qualifiée. Satyne elle-même agissait ainsi, détestant voir un autre qu'elle s'occuper de quelque chose qu'elle aurait très bien pu faire seule. C'était égoïste et narcissique, sans doute, mais elle refusait qu'on tire la couverture à soi quand elle, elle pouvait tout autant voir le prestige de l'action entreprise retombé sur ses propres épaules. Dans les jours à venir, le Palais royal allait quasiment être déserté de tous les Thornsfield, chacun des monarques étant déjà occupés ou allant bientôt l'être, pour le bien et la grandeur du royaume. Il y avait toujours un Thornsfield à Dragoreth, cependant. Ce n'était pas une obligation, ni une loi, mais c'était un choix naturel. Et puis, inutile de dire que nul ne doit pouvoir espérer être en mesure de s'attaquer à l'antre des dragons en profitant de leur absence. Tout ceci, tout ce futur, et tout ce passé, tout ce présent qui s'annonçait, tout ceci pouvait rapidement donner l'impression d'étouffer et de se languir à petits feux. Et jusqu'à aujourd'hui, rien ne détendait plus Satyne que de quitter un instant tous ces carcans pour simplement être elle-même, avec tout ce que cela impliquait. Se casser, à tire d'ailes, au delà du château royal, et jusqu'aux Montagnes Interdites, c'était juste le pied. Enfin, presque. Y aller seule était distrayant, mais être accompagnée de sa cousine Vassilissa était encore mieux. Et puis, elles étaient bien accompagnées, ne serait-ce que par leur dragon respectif. Ici, elles ne craignaient rien ni personne. Bien que ce soit toujours le cas, ici ou ailleurs, à leurs yeux ...
    « De l'air pur, enfin ! Avec toute cette agitation au Château, j'étais à deux doigts de laisser Kandoryann cramer tout. » Alors que sa dragonne s'étirait quelque peu, Satyne, elle, observait l'horizon non sans contracter la mâchoire et froncer le nez, comme elle le faisait dès lors qu'elle était d'humeur boudeuse, et sur la pente de la mauvaise foi et de la protestation. « Vous partez tous par monts et par vaux, mais moi, je vais rester en arrière. Sur qui vais-je laisser exploser mon mécontentement et mes griefs ? Soazic fait voile vers je ne sais où encore, toi, tu vas rendre visite à ces prétentieux de Montrose, et ... Comment penses-tu expédier les protestations de leur rebouteux à deux sous ? Le Val de Joly a jusque là été incapable d'apporter quoi que ce soit de bon à notre dynastie ... »


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