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(past) ☪ au coeur du désert, il n'y a point de retour

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Sam 1 Aoû - 17:00
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I will take what is mine with fire and blood.
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ARRIVÉE DANS LE SUD : 21/06/2015
PARCHEMINS : 2
POUSSIÈRE DE FEE : 0
RESIDENCE : ☪ Umm Ash-shams ~ Camps Bedouins, loin du Palais, dans les dunes du désert.
FONCTION : ☪ Princesse... Tu tiens ton rôle à la perfection. En apparence. Tu es cette princesse exilée, loin de son trône et de sa couronne. Chassée loin de la capitale, ton titre devient obsolète. Cela ne devient qu'un surnom, sans pouvoir, ni poids. Tu passes tes journées isolées dans ta tente et ne peux sortir que sur autorisation de tes aînés. Tu n'exerces donc aucun métier, on t'arrache tout les rôles, toutes décisions, à ton plus grand damne, toi, femme d'ambition.
HUMEUR : ☪ Volcanique, souffle le chaud et le froid.
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au cœur du désert, il n'y a point de retour
« L'inconnu est un attrait, un appel incessant à la liberté »




Isolée sous ta tante de fortune avec ta servante Aïcha, tu faisais les cents pas, tout en mordillant le pendentif qui se trouvait autour de ton cou. Tu étais préoccupée, plongée dans tes pensées. Ta plus fidèle amie avait remarqué ton attitude si peu commune, mais elle n'avait à aucun moment abordé le sujet. Silencieuse, elle t'avait suivi, apporté les mets pour tes repas, elle te servait sans émettre le moindre son. Distinguée, respectueuse, elle te connaissait pas cœur et sa discrétion était tout à son honneur. Elle n'avait pas insisté. Au cours de la journée, tu l'avais prévenu que tu allais sortir cette nuit. L'une des tes nombreuses escapades nocturnes. Tu avais ce besoin de t'isoler, de te changer les idées. Tes frères t'étouffait et même si tu n'en a jamais dit un traite mot sur ton mal-être, tu ne pouvait t'empêcher de t'évader comme tu pouvais. Ton imaginaire était ton plus grand allié dans cette course de l'évasion. Mais cela ne suffisait plus. Tu avais besoin de découvrir d'autres contrées, d'autres royaumes. Ce que les livres te contaient te faisaient rêver. Ce que ta servante te ramener t'intriguait. Tu voulais connaître, tu voulais savoir. L'enfermement te peser de plus en plus. Tu as parfois songé à fuir. A partir. Mais tu ne pouvais t'y résoudre. Tu ne pouvais abandonner ta famille, laisser tomber tes frères, eux qui t'ont élevé, qui t'ont tout donné. Quelle ingratitude cela serait de ta part. Alors tu restais. Tu restais par fidélité et par amour.


Cela faisait donc quelques temps que tu t’échappais la nuit. Tu savais pertinemment que tu ne pouvais franchir le désert en une nuit car tu devais rentrer au camp avant le levé du soleil. Mais le fait de te retrouver seule avec toi-même, d'avoir cette sensation d'être enfin libre te comblait, pour le moment. Parcourir les dunes de sables sous un ciel étoilé n'avait pas son pareil. Tu te contentais de peu. Tu croisais aucune âme, seulement les esprits du désert. Ce dernier qui t'appartenait, tu le possédais, maîtresse de ces lieux enchantés.


Tu marchais sur le sable granuleux, t'échappant du camp qui te retenait captive. Tu marchais jusqu'aux cavernes de jade. Il te fallait parcourir plusieurs kilomètres. Le trajet ne te faisais pas peur, te servant de ce que tu possédais pour rendre ton parcours plus facile. Tu séparais les dunes en deux pour les traverser sans devoir gravir ces montagnes granuleuses. Tu balayais devant toi le moindre obstacles pour que ton avancée se fasse rapidement et sans inconvénient. Tu connaissais ce monde par cœur. Celui des serpents, des senteurs d'orient, des voiles soyeux. C'était un monde qui te sied, fait pour toi. Tu es née dans ce désert aride. Il a été ce père étincelant et fougueux. Te protégeant d'un monde que tu ne connaissais point : Agrabah. Ce royaume qui normalement était le tiens. On t'a longtemps et inlassablement conté l'histoire des Al-Sakhri et de la chute d'une puissance infinie. De tes ennemis de toujours, les Al-Naaqa. Usurpateurs, profanateurs, manipulateurs. Ils étaient le poison mortel et cette langue de vipère. Tu as été élevée dans l'optique de reconquérir ce trône qui était le tient. Tes frères ne ménageaient pas leurs efforts pour te forger à leur manière. Tu as appris à haïr une famille que tu ne connaissais point. Que tu ne connais pas. Tu ne les avais jamais vu. Jamais rencontrée. Et pourtant, tu voulais les faire tomber. Tu avais cette ambition malsaine et rageuse de reconquérir tes terres. Ton but premier. Peut-être qu'un jour, tu changeras d'avis.


Arrivée devant ces montagnes célestes, tu t'aventurais dans l'une des failles. Il faisait sombre, l'odeur âcre pouvait étourdir un homme s'il ne prenait pas ses précautions. Tu te protégeais d'un voile attachée à ta gorge. Tu connaissais ces lieux et pouvait t'y aventurer les yeux fermés. Alors que la majorité y perdait la vie, tu arrivais enfin dans l'antre des secrets. Dans une cavité rugueuse, à l'abri des regards, se trouvait une grotte aux dimensions gigantesques. De l'eau de source coulait sur les rochers pour former au sol une sorte de lac. On entendait le son des gouttelettes se fracasser au sol, venant briser ce silence religieux. Un mince trou laissait passer les rayons de la lune, permettant d'y voir plus clair et de respirer de l'air frais. Des torches en flamme étaient dispersées un peu partout pour éclairer la pénombre de cette grotte. Des tapis, des voiles, des coussins recouvraient le sol. Il y avait des petits meubles de fortunes, des verres et de la vaisselle en bronze et argent. Un confort presque indécent. Mais c'était bien fade comparé au camp. Tu avais pris le soin de t'approprier les lieux. D'avoir cette impression d'être chez toi. C'était l'un de tes nombreux repères secrets que tu cachais avec ardeur. C'était ton antre, ton jardin secret. Et au loin, sur un lit de fortune composé de paille et de draps, dormait un homme. Tu l'avais trouvé, presque mourant au milieu du désert la nuit dernière. Il n'avait ni eau, ni nourriture. Un voyageur qui s'était perdu, se faisant avoir par les dunes de sables. Il avait perdu son chemin. Intriguée, tu avais hésité à lui apporter ton aide. Tu ne devais t'approcher des inconnus, ne lier aucun lien, ni aucun contacte. Il t'était interdit de parler, ni même de regarder un autre homme que tes frères. Tu étais captive d'un monde qui n'appartenait qu'aux hommes. La femme n'avait pas sa place. Te faufiler la nuit sans l'accord de tes frères était un crime. Alors croiser la route d'un inconnu, qui plus est n'avait rien d'un homme du désert, était encore pire. Tes frères, s'ils venaient à l'apprendre...


Tu avais donc pris le soin de le cacher, loin du camp. Tu avais fini par lui apporter ton aide. Laisser un homme derrière-toi ne faisait pas partie de tes principes. Tu te devais d'apporter ton aide. Tu l'avais emmené jusqu'à cette grotte, le repère le plus proche du lieu de la découverte. Tu t'étais occupée de lui, soigneusement, presque religieusement, soignant les blessures superficielles qui parsemaient sa peau dénudée, visible sans pan de tissu. Tu avais passé de l'eau sur ses lèvres gercées. Laissant quelques figues et autres fruits au pied de son lit avant que tu ne t'éclipses pour de bon. Le soleil se levait et tu l'avais laissé seul toute une journée. Tu étais venue le rejoindre de nouveau, ne t'attendant pas forcément à le trouver encore en ces lieux, persuadée qu'il avait repris son chemin. Tu avais eu tord et tu ne pouvais t'empêcher d'afficher cet air surpris en le voyant encore endormi. Tu enlevais ces pans de tissu qui recouvrait ton visage, ton dos, te laissant libre de tes mouvements. Tu t'approchais de lui d'un pas de loup. Plongeant le bout d'un drap dans de l'eau fraîche, tu tapotais doucement le front en sueur de cet homme blanc. Tu restais cependant sur tes gardes. De nature méfiante et distante, tu n'arrivais pas à te détendre. Tu reculais doucement pour t'asseoir sur un coussin. Tu l'observais, intriguée, penchant la tête sur le côté. Quel long voyage avait-il parcouru pour venir se perdre dans ce désert. Cela avait au moins le mérite de te divertir. Tu étais curieuse. Et craintive. Tu n'avais pas pensé à ce que tu ferais quand il se réveillerai. C'est alors qu'il poussa un soupir. Il était l'heure...

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Mer 5 Aoû - 11:02
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Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché.
Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché.
ARRIVÉE DANS LE SUD : 16/07/2015
PARCHEMINS : 6
POUSSIÈRE DE FEE : 25
FONCTION : Tu es le prince héritier de Val de Joly, celui qui héritera de tout par le biais de ton père. Tu as été élevé dans ce but, et à ce jour, tu as reçu le pouvoir de déclarer la guerre aux autres royaumes, de faire la paix, de diriger les actions de l'armée et de négocier et de ratifier les traités, les alliances et les accords internationaux.
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au cœur du désert, il n'y a point de retour
« L'inconnu est un attrait, un appel incessant à la liberté »




Tes pieds s'enfonçant mollement dans le sable, le sol n'était plus qu'un tapis mouvant. Combien de temps avais-tu marché ? Deux heures ? Cinq ? Peut-être plus ? Tu ne savais guère. Dans le désert, le temps s'arrêtait ne reprenant son rythme effréné qu'au coucher du soleil ; lui ; cet ennemi qui allait sans doute te prendre la vie. Il te desséchait littéralement. Te faisait suffoquer ne te laissant que pour seul répit quelques mirages, et des oasis factices. Tu étais perdu pauvre malheureux ! Au milieu des dunes, n'ayant pour seule option que de marcher, encore et encore, en espérant trouver une fin à cette mer de sable sans fin. Et tu marchais, marchais, … Et tu ne vis, hélas, jamais la fin de ce voyage aux chemins arides et stériles. Les ténèbres t'enlacèrent doucement, te volant le peu d'eau qu'il te restait, et tu sombras finalement dans le noir complet. Tu étais sans doute mort ; oui sans doute. Pourtant, quand tu ouvris les yeux, ce n'est pas un acheteur d'âme aux cornes noires qui te fit face comme tu l'avais toujours cru, ni une belle donzelle auréolée plus aguicheuse encore qu'une courtisane … Il n'y avait juste personne. Enfer ? Paradis ? Tu ne savais guère, jusqu'à ce qu'une envie naturelle te rappelle que tu n'étais pas mort : ta vessie avait besoin d'être soulagée, un comble avec toute cette eau que tu as pu perdre ! Te levant, tu fis une visite des lieux. Une grotte pour toit, elle était aussi bien meublée qu'une maison typique de ce pays que tu aimais tant ; Umm Ash Shams. Où étais-tu donc tombé ? Mieux, qui avait bien pu t'amener ici ? « Faites que ce soit une femme, et qu'elle ne soit pas trop moche … » Espéras-tu pour toi-même. Puis te rendant à l'extérieur de l'antre, tu te libéras d'un poids en soulageant ta vessie. Il était étrange de constater que les températures étaient beaucoup moins clémentes dans le désert durant la nuit ; alors qu'en pleine journée, elles tuaient.

Revenant ensuite sur tes pas ; préférant retrouver la chaleur confortable de l'intérieur, tu continuas d'examiner les lieux avec soin. Touchant, et fouillant sans la moindre gêne ce qui te tombait sous la main, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à découvrir. Et l'évidence, te frappa. Nul doute, il s'agissait bien de l'antre d'une femme … Sans mauvais jeu de mots. Et d'une femme ayant un certain capital qui plus est. Miroir de nacre, maquillages, parfums, bijoux fait d'or, sans compter les multiples tapis qui décoraient richement la pièce … Une voleuse ? Une contrebandière ? Ça t'intriguait. Et en mangeant quelques dattes, tu commenças à imaginer tout un scénario sur cette sauveuse inespérée. Cette inconnue pouvait très bien être une voleuse, une kidnappeuse, ou même une vile empoisonneuse en n'ayant mis d'étranges 'épices' dans les fruits que … Tu t'en fichais comme de ton premier baiser. Aucun signe de détresse sur le visage, rien. Tu n'étais pas captif, tu étais libre. Tu aurais très bien pu partir ou t'enfuir, au lieu de quoi, tu restas là.

Tes doigts continuèrent à se balader dans ce panier de fruit, et ta bouche à se ravir en les goûtant. Point présomptueux et encore moins idiot, irresponsable était le prince. Étant héritier, tu aurais dû être sans nul doute un peu plus responsable que ça, or, le danger t'avaient toujours attiré depuis ta plus tendre enfance. Étant de ceux à provoquer un dragon au lieu de faire profil bas, étant de ceux à insulter ouvertement des maîtres de pyrokinésie, ou encore à manger de la nourriture qui n'a jamais été goûté par un goûteur. Tu as toujours fait fit de l'interdit, et des choses à éviter. Tu voulais ? Tu faisais. Tu avais envie ? Tu prenais. Tu étais quelqu'un d'entier, prince ou pas, héritier ou non, rien ne t'a jamais entravé. Jouer avec le feu était bien plus amusant, pour toi, dont la vie était d'un ennui perpétuel. Et traverser un désert seul pour rentrer chez toi faisait partie de ce 'divertissement' justement. Tu avais assez de folie pour le faire. Assez de bêtise pour tenter le coup. Et à croire que la chance souriait aux audacieux, au lieu de mourir bêtement, quelqu'un t'avait sauvé la vie. Tu avais hâte de rencontrer cette personne. Tu voulais la remercier comme il se devait. Mais avant de pouvoir la voir, le soleil se leva de nouveau comme chaque jour, ramenant malheureusement avec lui des températures qui ne te sied guère ; du moins en plein désert. Seul, pour te mettre à ton aise, tu te déshabillas remarquant enfin que quelques blessures bénignes avaient été prises en main également. En plus d'offrir le gîte, l'inconnue, avait prit soin de toi ! Et enfin revêtu de ta tenue d'Adam, tu repris place dans ta couche, cachant ta nudité d'une fine couverture. Tu n'avais rien fait de spécial, rien de fatigant en soit si ce n'est te goinfrer allongé tel un sultan, mais la chaleur étouffante de ce pays si différent du tien, t'usait. Morphée te prit dans ses bras, et tu sombras de nouveau.

Émergeant doucement d'un sommeil bienfaiteur, tu gigotas un peu sous ta couverture, ouvrant difficilement les yeux. Tu n'avais pas rêver. Le plafond de cette grotte et la chaleur étouffante te rappelèrent à l'ordre. Puis te redressant en jetant avec négligence la couverture au sol, tu fis alors face à … Une femme. Cella-là même qui t'avais poussé à rester dans ce trou alors que tu aurais pu repartir comme si de rien n'était. Du moins, tu espérais que ce soit bien elle. Et ton regard la joncha de bas en haut. Elle était fort belle, et ce n'était qu'un euphémisme. Si tu avais toujours adoré les femmes de ton pays, celle de Umm Ash Shams avaient toujours eut quelque chose de spécial pour toi. Peut-être l'exotisme ? Leur peau halé ? Tu n'en savais rien, si ce n'est que tu avais toujours été charmé par elles au point que tu mis un certain temps à te rendre compte que tu t'étais 'dévoilé' entièrement à la demoiselle. Et c'est lorsque tu t'en rendis compte, que tu esquissas un sourire, amusé par cette situation, mais point gêné. « Il semblerait que je n'ai plus rien à cacher. » Te levant, et voyant qu'elle étai prête à s'évanouir, tu cachas ton intimité par un coussin, et tu la regardas. « Je vous attendez ! » Dis-tu, pleins d'enthousiasme, ajoutant également : « Aumaric Mont … Aumaric Montbleu ! » Tu savais par expérience qu'il n'était jamais bon de révéler ton vrai nom, d’abord parce que ça revenait toujours aux oreilles de ton père, mais aussi, parce ça t'attirait bien souvent des problèmes.

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